Engagé dans les Forces Navales Françaises Libres (FNFL), le 20 octobre 1941, le Second maître (équivalent à sergent) Raymond de Wandelaer, porte le numéro de la matricule 5807FN41. Cet ex-légionnaire belge (il est né à Bruxelles, le 7 juin 1911) rejoint le camp d’Achnacarry (Écosse), le 27 avril 1942. À son arrivée, il intègre la 1ère Compagnie de Fusiliers Marins du N°10 (IA) Commando, sous le commandement du lieutenant de vaisseau Philippe Kieffer (1899–1962).

Le 19 août 1942, avec cinq autres français, il est affecté au N°3 Commando qui doit débarquer sur la plage « Yellow » de Berneval. La mission confiée aux commandos français est d’assurer le rôle de guides et d’interprètes. Ils se doivent également de prévenir la population dieppoise qu’il ne s’agit que d’un raid et en aucun cas du débarquement allié qui mettra fin à l’occupation. Car, dans une note adressée au chef des opérations combinées, le général de Gaulle indique « qu’il considère comme essentiel que des éléments français participent aux actions des commandos britanniques, surtout si ces actions ont lieu en territoire français… ». 

Durant l’opération « Jubilee », les commandos français ont conservés leurs casquettes et bérets des FNFL, ainsi que les insignes caractéristiques du Commando Kieffer sur les manches de leurs battle-dress.


Au soir de cette journée tragique, Raymond de Wandelaer sera un des deux seuls français a rentré en Angleterre. Par la suite, et avec le grade de Maître (équivalent à sergent-major), il intègre le Bureau Central de Renseignement et d’Action (BCRA), le service de renseignement et d'actions clandestines de la France libre.

Citation du Second maître Raymond de Wandelaer à l'ordre des Forces Navales Françaises Libres en Grande-Bretagne :

« Le S/M Fusilier de WANDELAER Raymond de la première compagnie de Fusiliers Marins Commandos, au cours des opérations de Dieppe le 19.08.1942, a fait preuve des plus belles qualités de courage, de cran et d'audace. Après que son convoi eût été engagé par des vedettes rapides allemandes et après avoir participé à deux tentatives de débarquement repoussées par un feu meurtrier, a réussi à débarquer à Berneval avec un groupe allié et a participé avec lui à la destruction partielle d'une batterie ennemie malgré une vive opposition,  cette citation donne droit au port de la Croix de Guerre avec étoile de vermeil. »


Raymond De Wandelaer (1911 - ?)