Marine Royale - expansion commerciale et coloniale    
 
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Centre de Documentation Marine

Devant le refus de la Hollande de respecter ses obligations, la France et l’Angleterre décident de confier à leurs marines de guerre une mission de blocus le long des côtes des Pays-Bas ; de son côté, l’armée française, quant à elle, marche sur Anvers en novembre 1832 et la citadelle doit capituler le 23 décembre. La division navale hollandaise échoue dans sa tentative de fuite et saborde douze canonnières. Celles-ci seront récupérées, réparées et réarmées par nos marins par la suite. En 1833, le personnel de la Marine Royale atteint 500 hommes et la principale activité de notre marine est la protection de la pêche au hareng.

 

En avril 1839, la paix étant conclue entre les Pays-Bas et la Belgique signifie qu’une ère nouvelle commence pour la Marine Royale. En effet, c’est à partir de 1840, que notre souverain, en accord avec le gouvernement, entame plusieurs tentatives d’expansion commerciale et coloniale. Pour cela, on acquiert la goélette Louise-Marie (1840) et un peu plus tard le brigantin Duc de Brabant (1845). De 1841 à 1845, la goélette participe, avec des navires de commerce, à une série de croisières en Abyssinie (région d’Afrique comprise entre le Nil et la mer Rouge) et au Guatemala (Santo Tomas). De 1848 à 1856, la Louise-Marie et le Duc de Brabant effectuèrent plusieurs croisières sur la côte occidentale de l’Afrique, plus précisément en Guinée à l’embouchure du Rio Nuñez, et en Amérique Centrale. D’autres expéditions sont aussi organisées en Inde, au Brésil et en Chine.

 

En 1847, un projet d’établissement colonial sur la côte occidentale de l'Afrique est décidé par le gouvernement. La goélette Louise-Marie, sous le commandement du lieutenant de vaisseau Van Haverbeke (1812-1907) est chargée de cette mission. Il signe avec le chef Lamina une convention contre le paiement d'un montant annuel de 5000 francs portant sur la cession des deux rives du Rio Nuñez à notre pays. Lors de son retour en 1849, et après avoir eu l’accord de nos autorités sur cette convention,  il se heurte à l’opposition de Mayoré, rival du chef Lamina et, dès lors, il se trouve impliqué dans le conflit interne qui oppose ces deux chefs de tribus. La Louise-Marie accompagnée de la corvette française La Recherche remontèrent le fleuve afin de bombarder la capitale Boké. 130 marins belges et français débarquent, après un tir d’artillerie, et prennent la capitale. Mais, au cours de cet engagement nous devons déplorés les pertes suivantes : deux tués et neuf blessés.

 

Quelques années plus tard, la Belgique abandonne ses concessions dans la région. Il faudra attendre la fin du XIXème siècle et l’accession au trône du Roi Léopold II pour que celui-ci dévoile pour la première fois ses projets d’expansion en Afrique centrale.

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