Les convois    
 
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Centre de Documentation Marine

Les convois (40 navires en moyenne, répartis sur 8 colonnes de 5 navires) couvrent une superficie de plus de 12 kilomètres carrés. Chacun des convois est accompagné par quelques bâtiments militaires.

Dans les zones côtières, les convois se forment en deux colonnes.

À fur et à mesure des événements, l’organisation et la numérotation des convois s’avèrent nécessaires compte tenu de leur nombre. Par exemple, les convois au départ de Sydney, au Canada, sont des convois immatriculés lents (SC) ; leur vitesse ne dépasse pas les 8 nœuds (14 km/h). Les convois rapides (HX) partent d’Halifax (Canada) et leur vitesse varie entre 12 et 15 nœuds (soit entre 22 et 28 km/h), tandis que les convois SL, également lents, remonte de Freetown, en Sierra Leone, et ceux qui sont numérotés ON relie la Grande-Bretagne à Halifax.

La Merchant Navy britannique est renforcée en grande partie par les flottes des pays alliés occupés. Le renforcement de la flotte marchande britannique ne suffit pas à compenser les pertes infligées par les U-Boote. De juin à la fin de l’année 1940, la marine marchande belge perd 18 navires ; en 1941, elle en perd 13 et 12 en 1942, année la plus critique en raison des difficultés de ravitaillement et des opérations de débarquement en Afrique du Nord. En 1943, nos pertes s’élèvent à 5 unités.

En compensation de ces pertes, notre pays fait l’acquisition, en février 1942, de 7 cargos du type « Empire Ships » qui seront aussitôt mis en service. Une année plus tard, 4 autres cargos sont encore acquis.

En 1944, l’U.S.-War Shipping Administration transfère provisoirement 2 « Liberty Ships » à notre pays. En 1945, cinq autres « Liberty » complètent les effectifs de notre flotte.

Le 2 septembre 1945, date de la signature de la capitulation japonaise à bord du cuirassé américain « Missouri », les pertes de la marine marchande belge s’élève à 64 % de son tonnage.

Les sacrifices en matériel auxquels la Belgique a dû consentir de 1939 à 1945 se traduisent pour :

-        La Compagnie Maritime Belge : 23 navires perdus sur 31 (138.809 tonnes brut sur les 186.995 que comptait initialement sa flotte).

-          L’Armement Deppe : 22 navires perdus sur 29 (80.928 tonnes brut sur 90.568).

-          L’Armement Hermans : 7 navires perdus sur 10 (4.291 tonnes brut sur 6.416).

-          La Société John Cockerill : 3 navires perdus sur 5 (2.138 tonnes brut sur 3.581).

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