La guerre sur mer en 1914 - 1918    
 
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Centre de Documentation Marine

La Première Guerre mondiale est essentiellement terrestre. Mais sur mer, la Royal Navy assure toujours sa suprématie sur les autres flottes européennes et en particulier sur la Kaiserliche Marine (marine impériale) allemande. Les flottes de guerre britannique et allemande, qui se font face en Mer du Nord et dans la Manche, n'engageant véritablement le combat que lors de la bataille du Jutland en mai 1916.

 

Alors que les Alliés s’attachent à assurer le blocus maritime et économique de l'Allemagne, les Allemands essayent, essentiellement avec des sous-marins, de couper l'approvisionnement maritime de la Grande-Bretagne et de la France. En 1917, la guerre sous-marine déclenchée à outrance par les allemands entraîne l’entrée en guerre des Etats-Unis. L’appui de la flotte marchande américaine, la mise en place dès le mois de mai du système de navigation en convois et le lancement de nouveaux navires dans les chantiers navals européens et nord-américains décuplent les moyens de la marine marchande. Les pertes alliées diminuent alors que de plus en plus de sous-marins allemands sont coulés. En 1918, sur un total de 178 U-boote engagés (alors que l’Allemagne n'en avait que 25 en service en 1914), 80 auront été perdus dans la Manche, entraînant la mort de plus de 1000 marins.

 

De 1914 à 1918, la marine marchande britannique aura transporté 23 millions d’hommes et 53 millions de tonnes de ravitaillement divers.

 

Les Allemands, comme les Alliés vont mouiller un grand nombre de mines, de barrages flottants et de filets garnis d'explosifs dans la Manche et la mer du Nord, qui vont constituer un danger permanent pour la navigation. Les seuls Britanniques mouillent plus de 100.000 mines en quatre ans, et certains sous-marins allemands, dont les UC basés à Zeebrugge, sont uniquement mouilleurs de mines. Aussi tout au long de la guerre est-t-il nécessaire de draguer les passes d'accès aux ports, les techniques de dragage étant sans cesse développées.

 

 On peut raisonnablement estimer le nombre total des pertes de la communauté belge des marins à un demi-millier d’hommes. Ce qui peut sembler peu, mais souvent les équipages de navires arraisonnés recevaient l’autorisation d’embarquer dans les chaloupes de sauvetage avant que leur navire ne fut coulé.

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