Bien décidés à juguler l’expansion de l’arsenal d’Anvers et la menace qu’il représente, les Anglais conçoivent en 1809 un plan visant à remonter l’Escaut pour s’emparer d’Anvers. Débarquant dans l’île de Walcheren, ils s’en emparent le 31 juillet et mettent le siège devant Flessingue.

Confiée à Bernadotte et 20.000 hommes qui se trouvent sous les armes, la défense s’organise à Anvers et le long de l’Escaut. Soldats et marins mettent leurs pièces en batterie dans les forts qui s’égrènent le long de l’Escaut : Lillo, La Croix et Saint-Philippe en rive droite, Liefkenshoek, La Perle et Sainte-Marie en rive gauche. Bien que s’étant emparés de Flessingue le 16 août, les Anglais doivent se retirer le 4 septembre, car leurs troupes sont atteintes par la fièvre paludéenne.

Le plan de défense que prescrit Napoléon par arrêté du 25 septembre est à la hauteur de la menace ainsi révélée. Les défenses existantes de l’Escaut sont à renforcer, tandis que de nouveaux forts prenant l’embouchure du fleuve sous leurs feux sont à bâtir dans les îles de Zélande et sur la côte. L’affaire de Walcheren va aussi avoir pour conséquence une relance des travaux portuaires à Anvers et peut être considérée comme un événement charnière dans la chronologie des aménagements et de l’activité de l’arsenal.

L'attaque de Walcheren (1809)